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Audiovisuel, censures et préventions.

Dimanche 09 Décembre 2007 à 07h21

On peut s'interroger quant aux limites du pensable. Si une oeuvre a besoin de son auteur pour être créée, elle a néanmoins besoin d'un public pour témoigner de son être.

Parfois une personne peut valoriser, voire juger une oeuvre simplement par son contenu en ignorant son côté irréel et ce, involontairement. De part sa culture ou ses expériences personnelles. Les limites du possible dépassent bien souvent celles de la créativité et dans chaque société, les artistes sont confrontés aux règles de leur public.

CSA: Conseil Supérieur de l'Audiovisuel

Outre la polémique sur comment juger crédible une institution, qui dépend du pouvoir politique, le CSA reste quand même le contrôle sur "La libre communication des pensées et des opinions". On se rappellera du "temps de parole" pendant les campagnes présidentielles.

Ceci étant, on peut se poser la question de savoir quel contrôle exerce-t-il sur les émissions tardives par exemple. Autrefois, certaines émissions ou téléfilms étaient diffusés tard la nuit, ceci de manière morale, presque naturellement. Aujourd'hui on peut fréquemment voir à 19h, sur une chaine hertzienne, le logo -10ans .

Même si l'auto-censure se pratiquent facilement chez les grands médias elle n'a finalement pour objectif que de toucher le plus grand nombre, car il faut bien avoir une sorte de neutralité, ou de tolérance, pour certains de l'hypocrisie pour ne pas gêner le public.

Beaucoup de monde pensent que les nouveaux médias ne donnent plus sens aux institutions telles que le CSA et celles-ci représentent aujourd'hui plus un appareil de censure aux mains du pouvoir en place qu'une mise en oeuvre de prévention bien fondée. Il existe suffisamment de médias différents pour que la diversité et le temps de parole de chacun soient représentés. Selon la nouvelle génération, c'est aux médias eux-mêmes de choisir les sujets qu'ils souhaitent traiter et non aux technocrates de décider ce que le public a le droit de lire ou de regarder.

On se souviendra

L'affaire de la "Française des jeux" lors de l'émission Capital sur M6.

Jérôme Bureau, le directeur de l'information de la chaîne, avait modifié le reportage sans en avertir l'auteur, en réenregistrant la voix off. La séquence censurée était en fait une caméra cachée sur laquelle des buralistes admettaient vendre des tickets perdants en avouant que les tickets gagnants n'étaient pas répartis aléatoirement dans les carnets. Thèse confortée à 97% au cours des témoignages. Le directeur avait modifié le commentaire par : "Les chances qu'elle ne soit fausse ne sont pas nulles".

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, saisi par Maître Gilbert Collard sur une plainte de Robert Riblet, conclua : "La séquence en cause n'était pas constitutive d'un manquement, par la chaîne, à ses obligations relatives à l'honnêteté de l'information, la problématique du caractère aléatoire de la distribution des lots dans les jeux de grattage ayant été clairement exposée et l'expression des différents points de vue assurée."

On se demande encore pourquoi !

La censure artistique

Concernant le domaine artistique des choses... limites il y a... limites il n'y a pas...

Impossible de savoir quand ça s'arrête. En fait selon certains sondages, 73% des gens souhaitent que les pouvoirs publics interdisent ou censurent les oeuvres faisant l'apologie de la pédophilie, 61% d'un meurtre sadique et 59% du racisme. Par respect ou par méfiance, il semblerait que l'art ait ses limites selon le public.

Quant à la question des films pornographiques à la télévision, 50% souhaite interdire la diffusion sur les chaines cryptées et non-cryptées, ce qui signifie que les autres 50% aimeraient voir ça sur les deux.

A suivre...

Lue : 2247 fois - Rédigée par Teorem

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